Dimanche 1 novembre 2009
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18:35
Lors de notre dernier article nous partions pour le pays d'Ogon.
Nous voilà de retour après 3 jours de treck où nous en avons pris pleins les yeux.
Nous avons eu un peu peur pour la cheville de Noémie. Et oui ! la yamaha c'est dangereux : elle s'est brûlée avec le pot d'échappement. Puis avec la poussière et l'eau pas
toujours très claire, la blessure s'est surinfectée. Nous sommes donc parties à l'hôpital où on lui a prescrit antibiotoiques et antiinflammatoires car la cheville avait doublé de volume
et elle souffrait beaucoup. Mais rassurez-vous tout cela va beaucoup mieux maintenant !
Le pays d'ogon est un site classé UNESCO qui s'étend sur une falaise de 250 km. De nombreux villages sont désséminés au pied et au sommet de la falaise, mais
le plus spectaculaire restent les nombreux villages troglodites qui se dessinent sur tout le territoire.
Les paysages étaient digne du roi lion ! Du haut de la falaise nous pouvions avoir une vue sur une plaine à perte de vue aux couleurs jaunes et
rouges . Les photos serons plus parlantes que toutes les descripions les plus détaillées.
Et comme toujours agréablement surprises par l'accueil des locaux et surtout de leur honnêteté. Nous avons passées une nuit sur le haut de la falaise dans une
auberge. Au petit matin nous avons repris le treck pour une heure de marche jusqu'à un autre village où l'on a fait une petite pause. Là nous voyons arriver un homme de l'auberge que nous
venions de quitter avec le télephone de Max un ami français qui faisait le treck avec nous. Il l'avait oublié sur le toit là où nous avions dormi.
Belle leçon d'honnêteté de la part de ces gens qui pourtant ne possèdent pas grand chose.
D'ailleurs en parlant de téléphone Emilie a égaré le sien. Nous allons tenter de le récupérer mais étant à Ouaga et prenant l'avion demain les
chances sont faibles pour qu'il fasse le chemin du Mali en moins de 48h.
Malgré le fait que nous marchions 5h par jour (et oui que 5h en raison de la chaleur insupportable la journée ) nous avons pris goût à la
marche et nous en avons même redemandé ... ( ne nous enflammons pas quand même, aujourd'hui nous sommes sur notre transat à la piscine d'un hotel !)
Nous sommes rentré du pays d'ogon ( environ 500 km) en taxi brousse et quelle histoire ! Un voyage très éprouvant : nous nous sommes
retrouvés à 26 dans un petit van autant vous dire les un sur les autres et quand on est déjà 4 sur une banquette de 3 et qu'on voit une belle et forte mama s'avancer vers notre rang on se
dit " non mais non cela ne va pas être possible " !
Le début est très éprouvant pour les nerfs mais le rire prend le dessus et on se dit heureusement qu'il ne pleut pas (merci la philosophie des pates !!) chose qui arrive forcément 20 minutes plus
tard !!
Noémie étant à côté de la fenêtre alors elle s'est retrouvée mouillée car forcément il n'y a plus de fenêtre et ses cheveux sont devenus orange par la poussière qui volait.
Petite anecdote négociation : Pris d'un élan africain et prenant goût à la négociation nous avions jeté notre dévolu sur
quelques bijoux et étions bien décidées à les avoir au prix qu'on souhaitait... Nous voilà parties pour plus d'une heure trente de négociations enflamées, nous avons terminé !
Résultat : Prix annoncé à peu près 100 000 FrcFa... prix payé 35 000
Très bon moment passé avec ce rasta d'ogon, un souvenir que l'on gardera
Le donneur du ballon de foot doit bien se demander si l'on ne passe pas la journée à la piscine à jouer au ballon...Non,non nous avions juste oublié d'en parler lors du dernier
article. Nous l'avons déposé au directeur régional du service sport et nous lui avons promis l'arrivée en mars du jeu de maillots que je n'ai pas pû mettre dans mes valises faute de place. Il
était ravi et prévoyait déjà de grandes choses pour ce ballon et pourquoi pas un éventuel échange avec le club de foot de St Lambert.....
Voilà ! ceci était notre dernier article en direct du Burkina. Il y en aura un autre de France avec beaucoup plus de photos ( on en a
d'ailleur crée un sur le pays d'ogons ).
Merci d'avoir suivi nos aventures, merci encore pour vos dons, peut-être à bientôt pour de nouveaux articles en direct des plages paradisiaques du Pacifique : la lenteur des journées ici,
nous a permi de réfléchir à nos prochaines destinations.